mercredi 9 décembre 2009

BALADE A VONNAS



En cette fin novembre, j'ai rendez-vous, non pas au village du Père Noël, mais au Village Gourmand de Georges Blanc à Vonnas (01 - Ain). Parti de l'auberge de sa grand-mère (qu'il va reconstituer sous le nom d'Ancienne Auberge quand il aura conquis tous les lauriers et ses 3 macarons), le plus bourguignon des étoilés de la région de Lyon, a bâti presque un empire, qu'il a fait agrémenter, d'une sortie d'autoroute et d'un parcours soigneusement fléché jusqu'à lui. On a parlé d'influences politiques. Sans doute...
Ces cuisiniers d'exception reçoivent à leur table tous les grands de ce monde. Les Présidents de la République comme Mitterrand, Chirac, Giscard et les grands dirigeants de la planète. A l'occasion du G7, Helmut Kohl et Bill Clinton ont dégusté la "poularde de Bresse comme au G7" qui figure toujours à la carte.

A considérer la galerie de portraits qui couvre les murs du salon et court le long du couloir qui mène à la salle à manger en longeant les cuisines le long de la Veyle et de ses bords fleuris, on admire les autographes et compliments des gloires du cinéma, Alain Delon, Romy Schneider et des célébrités de toute nature. Pas étonnant alors qu'il suffise de demander quand on a besoin de quelque chose et que vous avez celui qui peut vous le donner sous la main. Certains y pensent sans même qu'on y fasse allusion pour peu que leur chauffeur se soit un peu perdu sur les routes de la Bresse...

Et il y les amis des amis. A peine embarqués dans les camions caméras et éclairages du "Goûtez-voir" d'Odile Mattéi auquel je participais et qui sera diffusé le dimanche 13 décembre à 11h30 sur France3, que PPDA déposait ses valises à la réception. Encore un homme de goût !

Ce jour-là, j'ai eu un peu de mal à m'approcher du "village". Les travaux fermaient les rues qui mènent au restaurant, en passant devant le Musée initié par Georges Blanc il y a quelques années en hommage à la tradition de carrosserie du village et le jeudi, justement, c'est aussi jour de marché. Il était presque difficile de se garer sur la place. Ce qui est un comble à la campagne.

Je vais donc jusque devant la Résidence des Saules, l'hôtel 3 étoiles qui permet de séjourner au Village Gourmand à des tarifs plus démocratiques et de profiter de la boutique, la cave, la boulangerie qui s'alignent sur tout un côté de la place. Dieu merci, il y a aussi la cour de "la Cour aux Fleurs", l'hôtel 5 étoiles aux chambres somptueuses et chaleureuses meublées d'authentiques armoises bressanes, de crédences et autres objets précieux chinés dans les fermes environnantes. C'est là aussi qu'est installé le fameux SPA Mosaïc, une merveille ouverte sur la nature, si accompli qu'il a reçu le Spa Trophy 2009 qui récompense le plus beau Spa au monde de la chaîne Relais Châteaux parmi 146 établissements situés dans 28 pays !

Démonstration, s'il en était besoin, du perfectionnisme du chef. Il à l'oeil à tout. Se rend compte que l'une des personnes, qui figure sur une simple photo souvenir, a le soleil dans l'oeil, joue les assistants de production, en homme d'expérience sur le tournage et s'y épanouit comme un poisson dans l'eau. Il faut dire qu'il est habitué des plateaux télé. On ne compte plus les émissions tournées au restaurant, dans les vignes du Mâconnais où il est propriétaire du Domaine d'Azenay qui produit d'excellents blancs tout à fait dignes de figurer dans la cave du restaurant qui est une des plus belles du monde.

Il se déplace aussi et, expression encore du perfectionnisme de Georges, ne se lance dans aucune aventure sans s'attacher à la gagner. Il coachait Grégory Cuilleron dans l'émission de M6 "Un Dîner presque parfait" et c'est lui (enfin eux) qui a gagné. Que l'on se balade à sa suite pour visiter l'hôtel et on le voit s'impatienter en redressant un tableau qui penche un peu (ça se voyait à peine, mais à la réflexion si !), protester parce que les lampes "brûlent" le jour dans les couloirs et qu'il n'aime pas le gaspillage.

Et mettre bien sûr son grain de sel en cuisine, quand il n'est pas lui-même aux fourneaux, même s'il est formidablement secondé. Cet hôtel restaurant de province qui vendait des grenouilles et du poulet à la crème autrefois est désormais une PME florissante (elle est passée dans Capital) avec son DRH, Marcel Périnet, arrivé dans la maison pour faire la plonge au début de sa toute jeune carrière et qui a gravi tous les échelons.

Cette rigueur pourrait nuire à la créativité du chef. En fait, pas une seconde et tout son art réside dans le fait que le grand Georges est un amoureux des produits. Pour lui, goût naturel et fraîcheur sont primordiaux et le poulet de Bresse qu'il défend bec et ongles ;) en occupant la fonction de président du CIVB (Comité International de la Volaille de Bresse , c'est simplement rôti qu'il le préfère, même s'il l'a déjà accommodé à de multiples sauces. Toujours réussies. Evidemment, il participera aux Glorieuses de Bresse, ces 4 marchés aux volailles grasses et chapons qui se tiennent juste avant Noël dans toute la région de la Bresse, mais cet homme qui a fait de son domaine d'excellence un lieu à la fois élégant et luxueux, essaie toujours de cultiver la simplicité.

Il a déjà publié plus d'une quinzaine de livres de cuisine. Mais, précise-t-il, pas question de s'atteler à des ouvrages luxueux qui n'ont pas leur place dans une cuisine et ne quittent guère la table du salon. Ces recettes à lui sont accessibles et le luxe, c'est le produit. Dans le dernier paru justement baptisé "Le plus simple du meilleur" aux Editions Minerva, il cuisine 25 produits d'exception soigneusement choisis et mis en valeur de la façon la plus simple qui soit. Il y a le bar de ligne et les langoustines, les huîtres et les artichauts poivrade, les volailles de Bresse et les oeufs évidemment, mais aussi l'agneau, les figues et les fraises. Entre autres...

Avec des conseils pour les choisir au mieux, les diverses origines et les saisons d'élection au cours desquelles il convient de les consommer. Quelques questions-réponses avec Sylvia Gabet, co–auteur et cuisinière du quotidien et bien sûr les tours de main et les vins à associer au plat. A la veille des fêtes, je viens d'en essayer plusieurs. J'ai déjà réalisé le homard et son coulis mêlé de pennes, le risotto aux morilles et safran et une volaille rôtie en deux temps avant de passer au chapon pour les fêtes et à la soupe de haricots cocos à la truffe noire. Pour finir, des fruits façon tiramisù, mais pas des fraises comme proposé dans le livre, on attendra le printemps !

lundi 30 novembre 2009

GLACES POLAIRES



A l'instant même où j'écris ces lignes, il est près de 11h du matin et l'on peut dire que le jour ne s'est pas encore levé ! C'est la grande période de déprime pour la plupart de mes amis. Ceux qui avouent "manquer de cocotiers" et ont du mal à comprendre que moi, les lagons bleus, les palmiers et les hôtels de luxe qui, très souvent côtoient aussi la misère du monde, ça ne m'emballe pas vraiment. Ce qui ne veut pas dire que j'ai quelque chose contre le soleil et la chaleur. Mais que voulez-vous, j'aime les saisons et ce qui me fait le plus peur, c'est de ne plus en avoir. Je détesterais vivre sous les Tropiques !
En cela, je suis d'accord avec les cuisiniers. Les fraises en hiver, les tomates au début du printemps, qu'il faut aller chercher à l'autre bout du monde à grand renfort de kérosène (je sais, désormais, je suis dans l'air du temps, mais ça n'a pas toujours été le cas...) et en plus, c'est pas bon. Donc... Je réserverai les pays chauds, ceux où il existe de vraies cultures à rencontrer, qui ont des monuments, des vestiges, des paysages grandioses, des déserts enchanteurs pour le printemps ou pour l'été.

En attendant, j'entre avec délectation dans l'hiver et ce qui me terrorise le plus, c'est d'en manquer un jour. Ce n'est pas par conscience écologique que je vois fondre les glaces du pôle et reculer les glaciers avec effroi, mais c'est parce que le spectacles des grandes glaces et des neiges éternelles me réjouit. Et quand j'apprends que le Mont Blanc, à la suite de fortes chutes de neige, dépasse les 4807m que j'apprenais à l'école primaire, ça me plonge dans le ravissement.

Direction le Grand Nord donc en ce début décembre. C'est dans la neige qu'un sapin de Noël est le plus beau et le Père Noël circule bien sur un traîneau oui ou non ? Il habite en Laponie, tout le monde sait ça ! Là-bas, les villes et villages s'appellent "Saäriselka", ou l'hôtel "Riekonlinna", avec tout plein de doubles voyelles et de trémas qui affolent les adresses Internet et les ordinateurs. En Laponie suédoise, on ne résiste pas à l'appel de la glace. Celle des igloos et de l'hôtel de glace de Jukkasjärvi qui se reconstruit chaque année début décembre avant de fondre au printemps. On prend l'apéro confortablement installé dans des chauffeuses (!) de glace. Les glaçons, en fait, on les a sous les fesses !

Pour faire bonne mesure, on pousse jusqu'au Spitzberg et on passe une nuit polaire au Basecamp Spitsbergen avec excursion en chiens de traîneau sous les étoiles et les aurores boréales. Au mois de février avec le retour du soleil, il existe quantités d'événements réjouissants. Passer une nuit à bord du seul bateau "hôtel" gelé dans les glaces les 27 et 28 février, franchement, ça vous fait des vacances scolaires vraiment pas ordinaires.

Plus urbain, mais pas moins Grand Nord, la Finlande où l'on peut même s'offrir des City Break pendant tout le mois de décembre. Pour arpenter les Marchés de Noël qui se tiennent aux 4 coins de la ville d'Helsinki, comme celui de Saint Thomas du 7 au 22 décembre ou encore le plus vaste d'entre eux Vanha Ylioppilastalo du 13 au 23 décembre, très réputé pour ses jouets en bois. Sans négliger le Marché de Noël 100% Design dans le Design District qui s'étend sur plus de 25 rues. La Finlande est très "arty" et on peut faire des trouvailles tout à fait inédites qui n'ont rien à voir avec les lampions et bougies traditionnelles. Ce qui n'empêche pas de tomber sous le charme de la procession de Sainte Lucie le 13 décembre sur la place de la Cathédrale.

La Finlande a aussi son hôtel de glace. En Laponie bien sûr à Rovaniemi. Il ne fait jamais moins de 0° dans les chambres de l'Artic SnowHotel et les sacs de couchage sont ultra chauds. Il est même possible, si l'imaginaire prend le dessus et qu'on ne supporte pas, de se réfugier dans un bâtiment chauffé tout à côté qui abrite un établissement classique. On profitera aussi de l'occasion pour passer du temps dans la Wild Taïga, un sanctuaire 100% nature le long de la frontière russe. Heureusement qu'il existe des initiatives du genre !

Cap sur l'Islande enfin (mais pas seulement, il reste le Canada et toute l'Amérique du Nord pour goûter aux plaisirs du grand froid est des étendues gelées). Cette fois, c'est le mélange des genres. On se confie à Eric Biard et Marc Broussaud qui connaissent comme personne cette île volcanique où le feu couve en permanence sous la glace. Ils accompagnent les voyageurs à la rencontre des phénomènes géologiques naturels rarissimes du parc national de Thingvellir, là où l'on peut plonger dans des eaux naturellement chaudes et admirer les glaciers qui viennent s'échouer sur une plage de sable noir.

Ce qui n'exclut pas les traditions. A Reyjavik, on fête Noël avec ferveur et les Père Noël sont nombreux et fort espiègles. Ils regardent par les fenêtres, finissent les assiettes, lèchent les cuillères, pendant que résonnent les chants de Noël. Un cours séjour de 4 jours là-bas ne dépasse pas les 400EUR. En cette période de crise, les promos sont nombreuses et ceux qui n'ont pas tout perdu à la bourse seraient bien inspirés d'en profiter. Pour faire une croisière fluviale de 2700 km de la Sibérie au Cercle Polaire par exemple pendant 18 jours et 16 nuits.

Quant à ceux qui ne pourront pas filer jusque là-bas, ils pourront toujours aller admirer les formidables toutous athlètes de la Grande Odyssée qui se déroule cette année du 10 au 20 janvier dans toutes les Alpes. On peut même passer des nuits en igloos au col du Mont Cenis, bivouaquer à côté des chiens la nuit du 16 janvier et visiter la Base Polaire des Chasseurs Alpins. Les chiens eux, dorment dans la neige. Sans abri. Ils ne supporteraient pas la chaleur.

vendredi 20 novembre 2009

INDISPENSABLES LUMIERES



Pas question d'y échapper. Même si la Fête des Lumières de Lyon qui se tient cette année du 5 au 8 décembre est ce que, dans la presse, on appelle un "marronnier". Ce genre de sujet qui revient chaque saison.
Il n'y a pas de raisons de se priver de parler de la plus belle manifestation lumineuse du monde et surtout la plus légitime. Car ce sont ses racines qui en font un spectacle plus majestueux, plus fervent et plus sacré que toutes les autres mises en lumière de villes (au demeurant souvent magnifiques) qui se mettent en place au moment des fêtes, mais aussi chaque fois que l'occasion en est donnée en lien avec un événement.
A Lyon, tout à commencé en 1852 avec les petites bougies que les Lyonnais ont disposé sur leurs fenêtres pour remercier la Vierge de les avoir sauvés de la peste. Depuis, chaque 8 décembre, ils recommencent et le faste de la Fête des Lumières, qui se tient avec de considérables moyens sur plusieurs jours depuis 10 ans, n'y change rien.

Sans elles, la fête ne serait pas tout à fait ce qu'elle est et chaque habitant est mis à contribution. Ce que tout le monde fait de bon coeur. Dans le même ordre d'idées, chaque année, depuis 5 ans, des lumignons sont vendus au profit d'une association caritative. Ce qui donne une belle dimension humaine à la fête, sans ostentation et sans pression. Cette année, c'est au profit du Secours Populaire Français et la présence de Catherine Laborde, la Madame Météo de TF1 et ambassadrice de l'association, à la conférence de presse, n'avait rien de racoleur. Loin de là. La spécialiste du temps qu'il fait a eu cette phrase touchante : "Le temps qu'il fait, a-t-elle dit, n'est pas égal pour tout le monde !"

Rien de plus différent, en effet qu'une soirée en famille au coin du feu quand la pluie glacée fouette les vitres du salon et qu'on se réjouit presque qu'il fasse un temps de chien dehors, que le même jour à la même date quand on dort dans la rue ou même que l'on a pas assez de sous pour chauffer convenablement un appartement minuscule, vétuste et mal isolé.

Il faudra s'en souvenir quand on pourra admirer les chefs d'oeuvre du Musée des Beaux-Arts de Lyon projetés sur la grande roue de 55 m de diamètre sur la place Bellecour. Il s'agit là du plus improbable des spectacles. Celui qui n'aura pas lieu si la météo, encore elle, n'est pas clémente. Qu'une tempête se pointe se soir là et les images des chefs d'oeuvre resteront au musée. On croise les doigts.

De temps qu'il fait, il est question aussi place des Terreaux où le Coffre à Jouets nous avait plongés, l'an passé dans le ravissement. Cette année, un gigantesque métronome, matérialisé par un laser symbolisera le fil du temps, pendant que les bâtiments se couvriront de glace, puis se déformeront sous l'effet de la chaleur "Jouons avec les temps" est bien dans l'air du temps !

Après le succès l'an passé, du parcours sur les berges du Rhône, l'expérience est renouvelée. Les spectateurs qui se baladent le long du Rhône, à la rencontre des berges enneigées berges enneigées du Parc de la Tête d'Or et du double lumineux de la grotte préhistorique Chauvet grotte préhistorique Chauvet, permettent de désengorger un peu la Presqu'île. Une absolue nécessité quand on sait que Lyon attend pour l'occasion plus de 4 millions de spectateurs. Et en redemande, puisque des accords avec la SNCF permettront via les TGV 100% Prem's de faire faire des allers et retours aux Parisiens et à des spectateurs de la France et de toute la région, via les TER à des tarifs étudiés.

Mais le clou du spectacle cette année, c'est le parcours sur la colline qui conduit, pour la première fois, les spectateurs jusqu'au pied de la Basilique de Fourvière. Pour assister à un concert de carillons de 23 cloches avec des airs comme Carmen de Bizet, Le Boléro de Ravel, Take Five de Dave Brubeck ou encore What I'd say de Ray Charles. En contrepoint avec les tableaux des Orpailleurs de Lumière qui illumineront la façade. Ce parcours sur la colline conduit à la Primatiale Saint Jean et le spectacle des Bâtisseurs, en hommage à ceux qui, depuis le 12ème siècle auront mis 300 ans à bâtir la cathédrale.

Plus de 70 spectacles sont répartis sur toute la ville, parmi lesquels on retiendra "Cordadra" et les 250 draps diffuseurs de lumière dans la cour d'honneur de l'Hôtel Dieu, la "Dolce Vita" qui transforme la fontaine des Cordeliers en fontaine de Trévi à Rome et propose un spectacle autour du cinéma italien des années 60, en clin d'oeil au nouveau festival de cinéma de Lyon et à la ville elle-même, berceau du 7ème Art.

Tous les plus grands artistes de la lumière veulent en être, car si les spectacles d'illuminations se sont développés, l'expertise lyonnaise reste majeure et assure succès et engagements partout dans le monde à ceux qui se sont illustrés ici.

Ce bain de lumière qui met Lyon au défi de faire mieux chaque année réserve pour autant une bonne surprise à tous ceux qui craignent débauche de moyens et gaspillage d'énergie. Pour les 5 jours, la facture d'électricité ne devrait pas dépasser 3.500 EUR. En réalité, ce qui fait la splendeur, ce sont les oeuvres des artistes et leur manière d'utiliser les ressources techniques dont ils disposent. Les lumignons des Lyonnais le soir du 8 décembre en font partie.

La fête des Lumières c'est la fête de tous.
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Un jour, un blog !
A partir du 25 novembre et jusqu'au 15 décembre, retrouvez dans Un jour, un blog, une sélection des meilleurs moments de la Fête des Lumières, vécus et commentés sur les blogs de Lyon (et d'ailleurs). Humeur, réaction, commentaire, photo, vidéo seront affichés de façon quotidienne. Proposez un blog !

Envoyez vos plus belles photos !
Si vous êtes photographe, amateur ou éclairé, participez à la fête en rejoignant le groupe FlickR consacré au 8 décembre. Le groupe rassemble plus de 170 membres et près de 2 000 photos. N'hésitez pas à envoyer vos photos des années précédentes, en précisant bien l'année pour que tout le monde s'y retrouve. Rejoignez le groupe FlickR !

Filmez la Fête !
Amateurs de vidéos ? Vous pouvez vous joindre à la Fête en déposant vos meilleures séquences sur le groupe Dailymotion de la Ville de Lyon. Postez vos vidéos !