mardi 6 janvier 2009

DES CHIENS DANS LA NEIGE



Il y a chiens et chiens ! Vous me direz que celle-là, je ne suis pas allée la chercher bien loin et que ce n'est pas une façon très punchy de commencer l'année. Mais je persiste et signe. Depuis quelques années, les amateurs de sports d'hiver se sont pris d'un véritable engouement pour les chiens de traîneaux.

Il n'est donc guère un arpent de neige qui court dans la forêt qui ne serve de boucle pour des balades en attelage. J'en ai déjà essayé plusieurs. A Chamonix en fond de vallée, en Vanoise, dans le Vercors.

J'ai tout entendu. Une chose et son contraire. Que les femelles étaient de bien meilleurs chiens de tête que les mâles, parce que plus dociles. Que les huskies n'étaient pas du tout les plus performants pour tirer les attelages et qu'il fallait préférer les malamutes ou toute autre race polaire. Et l'inverse naturellement...

Ce qui compte, c'est que chaque fois, j'ai passé un excellent moment. Que les toutous sont affectueux, mais il faut savoir que ce sont des animaux quand même et pas des chiens de salon. Il ne vaut mieux pas qu'un lapin traverse sous leur nez, ni un caniche nain en imper Vuitton. Je l'ai dit, il y a chiens et chiens. Ce dernier aurait très bien pu servir de casse-croûte si le musher n'avait pas remis de l'ordre dans la troupe. Les propriétaires du caniche ne se sont rendus compte de rien !

La plus bluffante des expériences, je l'ai faite au col du Mont Cenis, au Village Trappeur bâti par Damien et ses partenaires d'Oxygène Aventure et je vous l'ai racontée l'an passé. La formule a encore été développée cette année. On est toujours au Col du Mont Cenis à 2080m d'altitude, on apprend toujours à conduire des attelages, mais on peut aussi participer à des soirées polaires là-haut et même passer la nuit au camp avec les chiens couchés dans la neige et tout près du lac gelé.

Le Village Trappeur est à côté de la Base Polaire de la Grande Odyssée qui part d'Avoriaz le 11 janvier et termine en Maurienne le 21 janvier après une course de 375km et 12.500m de dénivelé positif. C'est la grande différence avec les courses du Grand Nord américain comme l'Iditarod et la Yukon Quest qui se courent sur de grandes étendues glacées presque plates.

Dans les Alpes, les chiens athlètes ne s'économisent guère. Très différents des gros nounours au pelage épais des attelages courants, ils sont fins, nerveux, croisés avec des lévriers le plus souvent et ils ont, de ce fait, des pattes fragiles que l'on emballe même dans des chaussettes pour leur éviter de prendre froid.

Il faut les voir débouler au départ en Mass Start à Sardières (73-Savoie) et traverser, à la nuit tombée, le village de Bonneval sur Arc (73-Savoie), un village ancien de toute beauté, classé parmi les Plus Beaux Villages de France qui est le seul à avoir échappé aux ravages de la guerre et à la destruction. De nombreuses familles de guides, comme les Blanc, sont issues de l'endroit et il faut écouter Jacqueline Jorcin, guide elle aussi, mais du Patrimoine, raconter notamment les aventures de Zébulon, l'un d'entre eux, parmi les plus illustres. Le soir, des visites aux flambeaux sont organisées, on écoute les contes et légendes de la région dans la pénombre, la neige épaisse et le froid piquant. C'est assez inoubliable...

En fin d'étape, les chiens rejoignent la Base Polaire du Mont Cenis, laquelle est ouverte au public pendant 15 jours et là, on se croirait vraiment au Pôle Nord. Les Chasseurs Alpins, qui testent sur le site des conditions extrêmes qui leur sont bien utiles en Afghanistan par exemple, apprennent la montagne aux visiteurs, leur raconte comment on construit les différentes sortes d'igloos, proposent boissons chaudes et repas (en plus, c'est plutôt bon, malgré la difficulté pour cuisiner), expliquent ce qu'est le ski d'alpinisme et les montées en peaux de phoque.

Ne reste plus, quand les militaires ont emporté leur matériel, que les tipis du Village Trappeur dans lesquels on se calfeutre pour affronter des températures nettement négatives. Par ciel clair, le soir, Damien observe les étoiles. C'est son autre passion, celle de l'été, quand il sillonne toute la région avec son Planétarium itinérant et qu'il apprend la carte du ciel aux amateurs et aux enfants.

La Haute Maurienne, à l'inverse de la Tarentaise et des Trois Vallées, a quelque chose de réellement authentique. L'envers de la médaille, c'est que l'on manque un peu d'hébergements élégants. Les hôtels 2 étoiles familiaux constituent encore la majeure partie de l'offre de séjour et il faudrait vraiment que certains fassent des efforts. On se tournera donc vers quelques certitudes comme Le Roc Noir ou encore Les Alpages de Val Cenis et les délicieuses maisons d'hôtes de Bonneval sur Arc comme le Penn Till, les Abeillos et surtout La Rosa.

Enfin, une halte s'impose, skis aux pieds, au Gran Scala derrière le barrage. C'est un resto flanqué d'un commerce multi-services où les antipasti, les pâtes et la cuisine italienne en général sont proprement délicieux.

1 commentaire:

GILVA a dit…

Bonjour
Je viens d'ouvrir un centre canin pour une formation d'éducateur canin et une préparation au QCM.
Venez visité mon blog pour d'amples informations.
Merci de votre attention et a bientot.