
On nous a fait le même coup avec le chocolat et les grands crus de cacao et on a bien fait. Je vois encore cette étudiante de 20 ans, pas du tout initiée et pourtant éblouie par la quinzaine de notes différentes qu'elle sentait sur sa langue en dégustant un simple palet de chocolat noir.
Sans pousser l'outrance jusqu'à revendiquer du 100% cacao. Maurice Bernachon, - qui aura été un des derniers à broyer lui-même ses fèves de cacao (*) - haussait les épaules devant tous ceux qui recherchaient l'absolu à ce niveau là. Le chocolat, sans la moindre trace de sucre, exhausteur de goût est absolument immangeable (je sais, je sais, Jean Fleury, le bras droit de Paul Bocuse ne consomme que ça, mais toutes les règles ont une exception et les diabétiques sont bien contents, grâce au 100%, de pouvoir succomber aux délices du chocolat). A préférer les chocolats denses mais équilibrés, on est plus sûr néanmoins de se faire plaisir.
Tout ça pour vous parler du café ! Depuis quelques temps et même déjà un temps certain, les cafés sur les cartes des restaurants ne se contentent pas d'une simple mention et les professionnels les plus sérieux proposent des crus différents à leur clientèle. Pas tous malheureusement ! J'ai fait un déjeuner excellent à la Résidence au Val d'Ajol dans les Vosges au mois d'août et terminé le sus-dit par un café trés mauvais. D'après la patronne, personne n'avait jamais rien trouvé à redire et elle choisissait le meilleur chez son grossiste.
Peut-être, mais toujours est-il qu'on aurait dit un café de cantine, facturé 1,5 euro minimum et absolument imbuvable. En tout cas nettement en retrait par rapport à celui que l'on boit chez les particuliers. Vous savez ceux qui ont une machine et veulent absolument vous offrir un café avant même que vous ayez retiré votre manteau. C'est Gad Elmaleh qui rigole avec ça. Il est drôle...
N'empêche, le beau Georges Clooney a vacciné bien du monde avec les capsules auxquelles il prête son image. Mais il n'empêche que dans les bars, le goût du café reste au minimum approximatif. Explication au cours de l'ouverture du Studio Café Malongo à l'Institut Paul Bocuse. Ils sont bien embêtés les gens de chez Malongo qui installent de belles machines sur lesquelles la marque est apposée en gros et qui savent bien que leurs clients achètent en douce du bas de gamme en faisant croire que... D'où le résultat !
Un seul moyen pour changer ça : être exigeant, nous les consommateurs. Pour que les pros s'intéressent au café, comme les étudiants de l'Institut Bocuse et comme les particuliers qui viendront suivre les cours sur le même modèle que les cours de cuisine dispensés par les profs MOF de l'école. Pour découvrir les arcanes de la dégustation, les différents crus de café, comment marier mets et cafés et apprendre par exemple que plus un café est serré et moins il empêche de dormir. Yes ! Il en coûte entre 69 et 140 euros par personne suivant le module choisi.
L'occasion aussi de découvrir la façon de travailler des cafés Malongo, partenaires et actionnaires de l'Institut en l'occurrence et leader du commerce équitable au niveau du café. Par ailleurs si bien renseignés qu'il ne leur vient pas à l'idée de faire la charité aux planteurs, mais au contraire d'exiger d'eux du bon travail et de le leur payer au juste prix. Cette attitude a été inspirée au PDG de Malongo par une rencontre, celle du prêtre ouvrier Francesco Van der Hoff, un hollandais qui considère que "la charité est un péché mortel". On n'est pas plus clair.
Ce grand nom du café, en partenariat avec l'Institut Paul Bocuse dans son Studio Café, nous a proposé de déguster un café du Kenya, un arabica d'altitude de couleur claire à l'acidité bien perceptible avec un sablé à la crème citronnée ; un biscuit noisette sur un café d'Inde qui était le premier producteur des précieuses cerises à la fin du XIXème siècle avant de préférer la culture du thé et un brownie aux noix avec un arabica de Java très racé. C'était bluffant et absolument parfait.
Malongo est aussi en train de relancer des plantations de café en Guadeloupe et en Nouvelle Calédonie, tant il est vrai économiquement que le travail appelle le travail... Et si vous voulez en savoir autant que moi et même plus en assistant aux modules et en devenant un spécialiste, ce n'est pas difficile, il suffit de se rendre à l'Institut à Ecully. J'adorerais avoir le temps...
(*) Il est rejoint depuis quelques années par 2 autres : Bonnat à Voiron (38 - Isère) et Pralus à Roanne (42 - Loire)
lundi 31 mars 2008
GRANDS CAFÉS COMME GRANDS VINS...
Publié par
Martine Montémont
à
15:33
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Libellés : Gastronomie
mercredi 26 mars 2008
MIEUX QUE LA POWERPLATE... LA RANDONNÉE!

Le plus dur, c'est souvent d'entraîner les enfants en randonnée, sauf quand ils peuvent se balader avec des bandes de copains, musarder le long des chemins et oublier ainsi qu'ils ont de petites jambes qui les oblige à faire le double du nombre de pas de leurs parents. Mais en grandissant, marcher, on se met à aimer. Parce que c'est le sport le plus facile, le plus immédiat, le moins cher à pratiquer et sans doute des plus agréables.
J'en suis la preuve vivante. Harassée quand je me rendais à l'école, absolument ravie, une fois adulte quand j'ai couvert des kilomètres en montagne en été. A Megève en direction du Pré Rosset face au Mont Blanc ; à Courchevel dans le parc de la Vanoise à la rencontre des edelweiss et des chamois (que l'on ne touche qu'avec les yeux) ; à Tignes pour faire un brin de conversation avec une impertinente marmotte qui siffle pour rappeler au calme celui du groupe pris d'une série d'éternuements sonores ; à Peisey Vallandry à la découverte des fermes d'estives encore présentes dans la montagne et même à travers le parc de la Tête d'Or à Lyon pour aller à une séance de cinéma à Ciné Cité et retour plutôt que laisser une fortune dans les parkings ou goûter aux charmes d'une pourtant très efficace ligne de bus.
Le parc de la Tête d'Or justement, va servir de terrain de jeu à Oxygène ADPA en Limousin pour faire des démonstrations de marche nordique d'1/2 heure (vous savez cette marche qui imite à pied le ski de fond en s'aidant de bâtons…) dans le cadre du Salon du Randonneur qui se tient à Lyon, justement au centre des Congrès de la Cité Internationale les 4, 5 et 6 avril.
C'est sa seconde édition et il connaît un franc succès. C'est normal puisque nous sommes en France et, selon la Fédération de la Randonnée 15 millions de marcheurs. C'est à dire de gens qui choisissent volontairement de se rendre à pied quelque part plutôt que d'employer un autre moyen. On peut dire moi, par exemple quand je préfère rentrer vers la gare de Lyon en me baladant dans Paris plutôt que de prendre taxi ou métro. Mais plus encore quand il s'agit de prendre du plaisir à marcher et en profiter pour voir, observer, écouter. En plus, c'est bon pour la santé et idéal pour se donner bonne conscience.
Le Salon du Randonneur annonce tout de suite la couleur "à pied, à cheval, à vélo..." Assurément, si l'on tient compte de l'engouement pour le VTT alpin et le VTT tout court. On parcourt les GR, les berges des fleuves, les sentiers à fort dénivelé, mais tout autant des contrées plus lointaines chaussés avec ses seuls pieds bien équipés. Les sentiers de bord de mer en Bretagne, Aquitaine, Pays Basque et Côte d'Azur ; les flancs des volcans en activité de la planète avec Aventure et Volcans ; les glaciers dans le Camp de Svéa dans le Grand Nord ; à la rencontre des îles d'Or de Porquerolles à Port Cros et bien d'autres parcours alléchants...
Et pourquoi pas, pourvu que l'on dispose d'un peu de temps (mettons 3 ans…) à l'image de Sonia et Alexandre Poussin, les invités d'honneur du Salon (ils seront présents de 11h à 17h pour des conférences le vendredi 4 avril et sur le stand "Raconte moi La Terre" pour échanger...) remonter toute la côte Est de l'Afrique, de la pointe du Cap de Bonne Espérance jusqu'au Mont des Béatitudes en Israël. Ils sont les auteurs de la série Africa Trek diffusée sur de nombreuses chaînes de télévision.
Nul doute donc que les rencontres entre les 220 exposants et le public, les animations et les conférences promettent d'être passionnantes. La première édition du Salon en 2007 a satisfait près de 100% des exposants et 90% des visiteurs (10% ont regretté l'absence d'équipements et de matériel, ils seront là cette année…). Au point que l'on connaît déjà les dates du prochain Salon. Ce sera les 24, 25 et 26 avril 2009 !